Voyages en montagne et... ailleurs
Ascension du Kilimandjaro en juillet 2010
vendredi 28 janvier 2011
Samedi
Réveil avec le soleil. La "mama" complète pour les personnes du groupe qui le demandent , les certificats attestant de l'ascension du Kili. Puis attente jusqu'à 11h , heure du départ pour la parc Amboselli avec Ben. On se promet de ne rien dire qui puisse fâcher Ben , sinon pour le safari???
Route poussiéreuse et arrivée vers 13h dans une" réserve", non.. , un camp à "touristes" , chic et agréable . Les chambres sont de grandes tentes très bien aménagées avec douche, wc , lit avec moustiquaire...
Repas de midi : buffet avec grand choix d'entrées, de plats, de desserts.
Sieste et départ pour le safari vers 15 h30 dans un petit camion avec toit ouvrant pour faciliter la vue sur la savane et les animaux.
A l'entrée du parc, les Masaï accueillent les visiteurs , ils sont plutôt longilignes, avec des grandes boucles d'oreilles, des lances à la main, les femmes proposent des bijoux.
Et là, le miracle: le parc est une grande plaine avec le Kili comme fond de décor; un calme, une sérénité , incroyable!!!Les animaux que nous voyons se déplacent d'un pas lent, sans bruit, sans peur des véhicules qui sont près d'eux. Quelle douceur après la brutalité de la marche dans la montagne!!!
Là, ce sont les gazelles, les éléphants, les girafes au milieu de la savane . C'est émouvant de voir ces animaux si confiants en l'homme; pourtant la savane est quadrillée de chemins à voiture, ils ne se sauvent pas quand nous arrivons près d'eux!! Ils n'ont pas peur des voitures visiblement. Mon canon a un faible zoom, et je ne peux pas prendre les photos comme j'aimerais. Le pas lent des animaux dans leur milieu, c'est magique.
On voit la savane avec ces arbres en" parapluie", c'est tout comme dans les films. Quelle beauté et avec la tombée de la nuit, c'est féerique, on se croirait dans le film du "roi lion".
Nous rentrons au lodge à la nuit : repas , spectacle de danses Masais. Dodo et rv demain 6h.
lundi 24 janvier 2011
Vendredi
Nuit froide mais oh combien réparatrice. Jacques a réveillé tout le monde à 6h30 . Il y avait de la gelée blanche sur la toile de tente; aller aux toilettes relevait d'un courage exceptionnel tellement il faisait froid.On voyait le face enneigée du Kili . Petit déjeuner avec du porridge , super bon.
Nous donnons les pourboires aux guides et aux accompagnateurs en les remerciant chaleureusement; ils nous chantent leur" chanson du kili".
Allons faire les sacs et départ pour une grande descente ; on passe de 4600 à 1900 m (dont une partie en bus)
Départ vers 8h; ( 5h de marche prévue) il y a d'abord une grande descente au milieu d'une végétation rare avec en arrière- plan toujours le Kili. On rencontre pleins de porteurs qui montent , d'autres qui descendent très chargés de sacs; il y a aussi des personnes seules accompagnées d'un guide et ou porteur; des petits groupes de 3 ou 4 personnes avec guides et porteurs et puis et puis ... deux civières avec des personnes étendues nous ont doublé ; leur apparence ? la première pas très chouette , c'est une américaine qu'on a vu monter la veille et l'autre un monsieur un peu moins mal; la vitesse de la descente des porteurs de civières est grande, ils courent presque et les "malades" sont secoués, ballottés d'un côté et de l'autre , sur un chemin plus que cahotique. Cela semble être " sportif" que de descendre une civière, impressionnant !!!. On voit à quoi on a tous échappé!!!
On est ensuite entré dans la forêt vierge. Je reste derrière avec Jérôme qui a mal aux pieds et pour qui la descente est pénible. Il y a de très grands arbres avec des longues lianes, un foisonnement de plantes très vertes , des fleurs petites, grandes. On rencontre des arbres qui "retiennent l'humidité" et des gouttes tombent sur le chemin ce qui forme une zone très humide autour de l'arbre alors qu' ailleurs, c'est sec, un micro climat!!
Le temps est plutôt frais et humide, on est parti avec le soleil et on est maintenant dans les nuages.
Repas de midi rapide , j'ai de plus en plus de mal à avaler ce type de nourriture mais .. il n'y a rien d'autres !!
Nous sommes arrivés aux portes du parc du kili, il y a un peu "d'administration": remplir des lignes et des colonnes avec nom ..., remise de diplôme, eh oui on nous donne un petit papier!!
C'est le moment de quitter les guides : Phasa, Vasoo, Justine ... (je ne suis pas sûre de l'orthographe de leurs noms!).
Transfert en bus pour rejoindre Kibo Slopes Cottages . Nous roulons sur une piste avec poussière ++, des trous partout, piste bordée de bananeraies. Des ventes de régime de bananes vertes ont lieu en bord de piste.
Passés les deux postes frontières , nos arrivons au cottage. Et que se passe-t-il alors? On se précipite tous sous ... la douche; d'accord l'eau est très tiède mais néanmoins très appréciée.
Après un repas très agréable dans une ambiance de détente et de bonne humeur, Ben nous fait part de la suite du voyage et nous propose des visites non prévues par Allibert mais qui nous semblent être "pour touristes"; omme le village " Masaï". La discussion fût des plus animée surtout avec Jean Louis qui résista bien en notre nom à tous. Le rendez - vous est pris pour le lendemain 11 h.
Dodo 22H , un lit, une douche, le luxe quoi...
jeudi 20 janvier 2011
Jeudi
Réveil à 23h, petit déjeuner succinct, on a tous plus ou moins mal à la tête.
0h 07 départ dans la nuit avec une frontale et les 4 guides( il y en a un qui portait le caisson) Le maître mot "polé polé".
Dans le sac à dos , il y a une provision d' eau, de barres de céréales ...On monte assez vite, la pente est très raide au début. On part de 4700 m pour aller à 5895m. On ne voit rien à part la personne qui est juste devant et on suit ses pas; ça monte vite et très fort dans des éboulis fins; j'ai un peu de mal à suivre et je m'arrête de temps en temps ; finalement , mon sac à dos sera porté par un accompagnateur. Personne ne parle, on entend juste les bâtons de marche qui claquent sur les cailloux. Je me sens bien seule au milieu de cet univers immense entre le ciel étoilé et le reste de l'environnement qui est très sombre.
Les haltes sont régulières et nombreuses: il faut boire et ...manger.
Notre groupe se scinde en deux; je suis derrière et je trouve l'ascension longue et dure, je souffle beaucoup et j'ai parfois des envies subites d'abandon!!! Avec l'altimètre, on remarque le passage à 4807 m (le Mont Blanc).
Après 5h de marche en pente importante, on arrive sur une espèce plateau où plusieurs chemins d'accès se rejoignent et maintenant il y a du monde . Quand je lève la tête, j'aperçois comme un serpent de petites lumières qui se déplace lentement et je me dis " C'est pas possible, encore tout ça à monter" et en même , c'est très poignant de voir ces lumières qui représentent des personnes qui peinent pour arriver en haut , qui font tous ces efforts dans un but de dépassement de soi purement gratuit.
Personne n'a le mal des montagnes; par contre j'ai de plus en plus froid, le souffle très court; je fais de gros efforts pour respirer et soulever mes jambes qui sont plutôt molles.
On attaque la dernière montée raide elle aussi; c'est beau la nuit , ces lumières qui se promènent; le vent se lève; je ne transpire quasiment pas malgré l'effort et j'ai très froid :pourtant , j'avais pris des précautions: 2 odlos, 2 polaires, un coupe vent, bonnet , gants de ski, un collant, pantalon de ski, 3 paires de chaussettes; j'ai quand même froid aux pieds et aux mains, je suis gelée.
La montée est longue; nous montons en file indienne sur le chemin en lacets et quand un groupe s'arrête, souvent, alors tout le monde s'arrête.
On est presque au sommet maintenant, le soleil ou le jour se lève; c'est très beau ; je suis trop gelée pour sortir l'appareil photo ( qui a voyagé contre moi pour éviter aux batteries et piles de se décharger avec le froid). Quelle vue, le ciel est dégagé , il est bleu d'acier , le soleil nous réchauffe ...un peu. On commence à voir les glaciers; je crois que j'arrive en haut mais non encore un peu de marche, l'approche paraît longue.
Je ne sais pas si quelqu'un a pensé à prendre des photos de lever de soleil mais le froid tétanise .
Le sommet est enfin là, de nombreuses personnes veulent se faire prendre en photo devant la pancarte ; Je suis arrivée en haut 30 minutes après les autres membres du groupe, mais je suis contente d'être en haut. Je crois que tout n'a pas été facile pour eux non plus; le froid était terrible et en plus il y avait un peu de vent.(entre -20 et -25°C); j'ai eu des engelures sur le visage , les lèvres toutes gercées . Quelques photos ont été prises en haut , impossible de ne pas ramener des traces de ce passage.
Tout le groupe est arrivé au sommet ... même "la mama"; une grande joie , une grande victoire .
Nous ne sommes pas restés très longtemps là haut, trop rude, trop froid et la descente a commencé sous le soleil au dessus d'une mer de nuages, 3 h de descente par la voie Marangu pour arriver au refuge Kibo en vue d' une collation ;nous traversons un grand plateau entre le Kili et le Mawenzi et la descente continue dans la pouzzolane, ça glisse et je suis tellement fatiguée que je m'étale souvent et me retrouve sur les fesses ; c'est dire l'état dans lequel je suis arrivée au refuge mais pas trop envie de manger après un tel effort. Après une heure de repos , départ pour le refuge Horombo; je rêve de dormir , de m'allonger, de me laver ; mêmes sensations qu'après avoir couru un marathon.
En tout 14 h de marche; que dire d'autres: je suis super , super contente, super , super fatiguée. J'ai eu des doutes très souvent sur mes capacités à réussir mais j'en avais tellement envie alors ...
Pendant le montée, l'esprit a ganbergé , j'ai fait , défait et refait ma vie.
Le Kili est une montagne merveilleuse, majestueuse, avec encore des glaciers; c'était une belle course très difficile pour moi mais je suis folle de joie d'avoir réussi.
Nous sommes arrivé au camp vers 15h; après une légère toilette, dodo ( les tentes étaient montées ) ; 2 h de sommeil puis réveil pour diner; pas faim; retour dodo vers 19 h. Là , j'ai pris des dispositions pour me réchauffer : dans le sac de couchage avec bonnet , chaussettes, polaires, collant ... et la gourde remplie d'eau bouillante comme bouillotte; 11h de sommeil. Avant de partir dormir, discussion sur les pourboires à donner.
0h 07 départ dans la nuit avec une frontale et les 4 guides( il y en a un qui portait le caisson) Le maître mot "polé polé".
Dans le sac à dos , il y a une provision d' eau, de barres de céréales ...On monte assez vite, la pente est très raide au début. On part de 4700 m pour aller à 5895m. On ne voit rien à part la personne qui est juste devant et on suit ses pas; ça monte vite et très fort dans des éboulis fins; j'ai un peu de mal à suivre et je m'arrête de temps en temps ; finalement , mon sac à dos sera porté par un accompagnateur. Personne ne parle, on entend juste les bâtons de marche qui claquent sur les cailloux. Je me sens bien seule au milieu de cet univers immense entre le ciel étoilé et le reste de l'environnement qui est très sombre.
Les haltes sont régulières et nombreuses: il faut boire et ...manger.
Notre groupe se scinde en deux; je suis derrière et je trouve l'ascension longue et dure, je souffle beaucoup et j'ai parfois des envies subites d'abandon!!! Avec l'altimètre, on remarque le passage à 4807 m (le Mont Blanc).
Après 5h de marche en pente importante, on arrive sur une espèce plateau où plusieurs chemins d'accès se rejoignent et maintenant il y a du monde . Quand je lève la tête, j'aperçois comme un serpent de petites lumières qui se déplace lentement et je me dis " C'est pas possible, encore tout ça à monter" et en même , c'est très poignant de voir ces lumières qui représentent des personnes qui peinent pour arriver en haut , qui font tous ces efforts dans un but de dépassement de soi purement gratuit.
Personne n'a le mal des montagnes; par contre j'ai de plus en plus froid, le souffle très court; je fais de gros efforts pour respirer et soulever mes jambes qui sont plutôt molles.
On attaque la dernière montée raide elle aussi; c'est beau la nuit , ces lumières qui se promènent; le vent se lève; je ne transpire quasiment pas malgré l'effort et j'ai très froid :pourtant , j'avais pris des précautions: 2 odlos, 2 polaires, un coupe vent, bonnet , gants de ski, un collant, pantalon de ski, 3 paires de chaussettes; j'ai quand même froid aux pieds et aux mains, je suis gelée.
La montée est longue; nous montons en file indienne sur le chemin en lacets et quand un groupe s'arrête, souvent, alors tout le monde s'arrête.
On est presque au sommet maintenant, le soleil ou le jour se lève; c'est très beau ; je suis trop gelée pour sortir l'appareil photo ( qui a voyagé contre moi pour éviter aux batteries et piles de se décharger avec le froid). Quelle vue, le ciel est dégagé , il est bleu d'acier , le soleil nous réchauffe ...un peu. On commence à voir les glaciers; je crois que j'arrive en haut mais non encore un peu de marche, l'approche paraît longue.
Je ne sais pas si quelqu'un a pensé à prendre des photos de lever de soleil mais le froid tétanise .
Le sommet est enfin là, de nombreuses personnes veulent se faire prendre en photo devant la pancarte ; Je suis arrivée en haut 30 minutes après les autres membres du groupe, mais je suis contente d'être en haut. Je crois que tout n'a pas été facile pour eux non plus; le froid était terrible et en plus il y avait un peu de vent.(entre -20 et -25°C); j'ai eu des engelures sur le visage , les lèvres toutes gercées . Quelques photos ont été prises en haut , impossible de ne pas ramener des traces de ce passage.
Tout le groupe est arrivé au sommet ... même "la mama"; une grande joie , une grande victoire .
Nous ne sommes pas restés très longtemps là haut, trop rude, trop froid et la descente a commencé sous le soleil au dessus d'une mer de nuages, 3 h de descente par la voie Marangu pour arriver au refuge Kibo en vue d' une collation ;nous traversons un grand plateau entre le Kili et le Mawenzi et la descente continue dans la pouzzolane, ça glisse et je suis tellement fatiguée que je m'étale souvent et me retrouve sur les fesses ; c'est dire l'état dans lequel je suis arrivée au refuge mais pas trop envie de manger après un tel effort. Après une heure de repos , départ pour le refuge Horombo; je rêve de dormir , de m'allonger, de me laver ; mêmes sensations qu'après avoir couru un marathon.
En tout 14 h de marche; que dire d'autres: je suis super , super contente, super , super fatiguée. J'ai eu des doutes très souvent sur mes capacités à réussir mais j'en avais tellement envie alors ...
Pendant le montée, l'esprit a ganbergé , j'ai fait , défait et refait ma vie.
Le Kili est une montagne merveilleuse, majestueuse, avec encore des glaciers; c'était une belle course très difficile pour moi mais je suis folle de joie d'avoir réussi.
Nous sommes arrivé au camp vers 15h; après une légère toilette, dodo ( les tentes étaient montées ) ; 2 h de sommeil puis réveil pour diner; pas faim; retour dodo vers 19 h. Là , j'ai pris des dispositions pour me réchauffer : dans le sac de couchage avec bonnet , chaussettes, polaires, collant ... et la gourde remplie d'eau bouillante comme bouillotte; 11h de sommeil. Avant de partir dormir, discussion sur les pourboires à donner.
vendredi 14 janvier 2011
Mercredi
Altitude 3900 m.
Nuit cahotique; le mal de tête s'est peu à peu estompé suite à une prise de gélules en nombre impressionnant; volonté intense de réussir!!!Entre les visites aux toilettes dans le froid et les grands moments d'insomnie, la nuit fût longue et le sommeil ne vint que sur le matin. J'ai donc pu apercevoir la nuit très claire, étoilée, avec des étoiles filantes et le vent qui remuait les toiles de tente. Je me sens bien crade ; qu'une douche serait agréable!!!
Départ 8h30 pour 4 h de marche avec 800 m de dénivelé.
Je me sens mieux au départ ce matin ; allez , j'ai peut être une chance d'y arriver!!
Le pas est lent, toujours "polépolé", la pente importante, je me place en queue de peloton ;je commence à sentir l'altitude; si je remue la tête trop vite, ça tourne , tout mouvement demande un effort; les mouvements doivent être lents pour être efficaces.
Au départ, j'ai pris un demi "diamox"(après hésitation, au cas où...) et deux paracétamols; c'est le pas lent et régulier du montagnard, je suis la progression de l'altitude sur mon altimètre; il y a souvent des haltes pour boire ( il est recommandé de beaucoup boire).
La montée m'a paru dure , pentue. Nous apercevons la montagne "Mawenzi"(5149 m) (superbe)et nous traversons un plateau puis passons un col "le Saddle"; le paysage est quasi lunaire, c'est désertique, pas de vie végétale seulement des scories et de la pouzzolane (comme en Auvergne!), impressionnant!!
En montant, le corps s'adapte par paliers; je marche et peu à peu , je n'ai plus de force dans les jambes; puis le corps doit s'adapter et on doit passer un palier; hop les forces reviennent et c'est reparti. Par contre aucun signe du mal des montagnes.
Nous arrivons au refuge School appelé aussi "Outward Bound Hut"(4700m) ; il est en bois recouvert extérieurement de tôle. Il y a un très grand soleil avec un vent glacé.
Je me sens bizarre, la peau est sèche , le visage douloureux; la toilette ou ce qui se veut une toilette est rapide.
Le repas est vers 17h30 et pour détendre l'atmosphère, chacun y a été de ses histoires ... spéciales , coquines mais drôles ; les filles vont dormir en bas et les garçons sont au premier étage.
Après le repas, les accompagnateurs arrivent ( il y a des grades dans les guides: le chef, les aides et celui qui ne fait que la dernière montée) pour nous donner des renseignements sur l'étape finale de la montée ; on est tous frappé par leurs mines inquiètes, sérieuses et leur ton solennel. On se regarde tous :" que va-t-il nous arriver de si horrible?" Ils ne sourient même pas!!!
Briefing: dodo à 18h; réveil à 23h; départ à 24h; il est prévu entre -15° et -20° au sommet, moins s'il y a du vent; bien se couvrir, emmener des gourdes d'eau; préparer deux sacs, celui que l'on porte avec soi et celui qui sera redescendu au refuge suivant et que l'on retrouvera le soir...
Après le discours, on a tous préparé avec sérieux nos deux sacs ; il y a une certaine appréhension ou inquiétude qui flotte dans l'air: " Va-t-on arriver en haut sans dommage, sans mal des montagnes ,sans avoir trop froid" . Couché vers 19h30, pas facile de dormir à cette heure avec le vent qui siffle dehors et les pensées qui dansent dans nos têtes , pensées inquiètes pour la plupart. Heureusement qu'il y avait les histoires de Philippe!!! Enfin , au moins, on est au chaud dans le duvet...demain est un autre jour ,celui que j'attendais tant...
Nuit cahotique; le mal de tête s'est peu à peu estompé suite à une prise de gélules en nombre impressionnant; volonté intense de réussir!!!Entre les visites aux toilettes dans le froid et les grands moments d'insomnie, la nuit fût longue et le sommeil ne vint que sur le matin. J'ai donc pu apercevoir la nuit très claire, étoilée, avec des étoiles filantes et le vent qui remuait les toiles de tente. Je me sens bien crade ; qu'une douche serait agréable!!!
Départ 8h30 pour 4 h de marche avec 800 m de dénivelé.
Je me sens mieux au départ ce matin ; allez , j'ai peut être une chance d'y arriver!!
Le pas est lent, toujours "polépolé", la pente importante, je me place en queue de peloton ;je commence à sentir l'altitude; si je remue la tête trop vite, ça tourne , tout mouvement demande un effort; les mouvements doivent être lents pour être efficaces.
Au départ, j'ai pris un demi "diamox"(après hésitation, au cas où...) et deux paracétamols; c'est le pas lent et régulier du montagnard, je suis la progression de l'altitude sur mon altimètre; il y a souvent des haltes pour boire ( il est recommandé de beaucoup boire).
La montée m'a paru dure , pentue. Nous apercevons la montagne "Mawenzi"(5149 m) (superbe)et nous traversons un plateau puis passons un col "le Saddle"; le paysage est quasi lunaire, c'est désertique, pas de vie végétale seulement des scories et de la pouzzolane (comme en Auvergne!), impressionnant!!
En montant, le corps s'adapte par paliers; je marche et peu à peu , je n'ai plus de force dans les jambes; puis le corps doit s'adapter et on doit passer un palier; hop les forces reviennent et c'est reparti. Par contre aucun signe du mal des montagnes.
Nous arrivons au refuge School appelé aussi "Outward Bound Hut"(4700m) ; il est en bois recouvert extérieurement de tôle. Il y a un très grand soleil avec un vent glacé.
Je me sens bizarre, la peau est sèche , le visage douloureux; la toilette ou ce qui se veut une toilette est rapide.
Le repas est vers 17h30 et pour détendre l'atmosphère, chacun y a été de ses histoires ... spéciales , coquines mais drôles ; les filles vont dormir en bas et les garçons sont au premier étage.
Après le repas, les accompagnateurs arrivent ( il y a des grades dans les guides: le chef, les aides et celui qui ne fait que la dernière montée) pour nous donner des renseignements sur l'étape finale de la montée ; on est tous frappé par leurs mines inquiètes, sérieuses et leur ton solennel. On se regarde tous :" que va-t-il nous arriver de si horrible?" Ils ne sourient même pas!!!
Briefing: dodo à 18h; réveil à 23h; départ à 24h; il est prévu entre -15° et -20° au sommet, moins s'il y a du vent; bien se couvrir, emmener des gourdes d'eau; préparer deux sacs, celui que l'on porte avec soi et celui qui sera redescendu au refuge suivant et que l'on retrouvera le soir...
Après le discours, on a tous préparé avec sérieux nos deux sacs ; il y a une certaine appréhension ou inquiétude qui flotte dans l'air: " Va-t-on arriver en haut sans dommage, sans mal des montagnes ,sans avoir trop froid" . Couché vers 19h30, pas facile de dormir à cette heure avec le vent qui siffle dehors et les pensées qui dansent dans nos têtes , pensées inquiètes pour la plupart. Heureusement qu'il y avait les histoires de Philippe!!! Enfin , au moins, on est au chaud dans le duvet...demain est un autre jour ,celui que j'attendais tant...
mardi 11 janvier 2011
Mardi
La nuit fût bizarre, mal à la tête, sommeil intermittant, phases d' éveil et phases de sommeil alternent, des moments où j'ai eu très chaud et d'autres où j'ai très froid; j'ai des gros pulls pour dormir.
Lever 6h30, petit déj copieux comme d'habitude vers 7h ; les toilettes sont limites ...Départ 8h : le chemin est large au départ , ensuite, il y a des rochers, des montées parfois raides; les maux de tête sont toujours présents, je suis "dérangée de l'intestin"!!! La totale quoi!!!je prends paracétamol, profénid, je fais des gros mélanges!!!
Il y a beaucoup de soleil (crème solaire); en dessous il y a une mer de nuages; la végétation devient de plus en plus rare et on a devant nous en permanence le Kili, hauteur impressionnante.
Et , là, à l'arrêt pour le repas de midi, gros coup au moral: la migraine, l'intestin, la hauteur de la montagne et je me suis dit:"mais qu'est ce que je fais ici!!!".
Allez courage! La montée a duré de 8 h à 15 h , 1300 m de dénivelé.
Nous sommes arrivés vers 15 h au camp; j'étais bien mal en point. Je n'avais pas faim du tout, juste une soupe et du thé.
Je me suis sentie très surveillée par le groupe, mon visage était plutôt marqué par la migraine et le guide me demandait toujours : " ça va mama"?
Quand les porteurs nous croisaient ; ils me disaient "jumbo mama"( bonjour mama); le surnom de "mama" m'a suivi tout au long du voyage; c'est bizarre mais ça ne m'a pas gêné et pourtant tout ce qui touche à l'âge me dérange beaucoup mais c'était dit avec beaucoup de gentillesse , d'admiration parfois,et de respect alors...
Au lit à 19h dans un triste état!!!j'avais la grosse migraine que je connais bien et je sais qu'elle est longue à passer ; j'avais aussi très froid: dans le duvet , pantalon, bonnet, collant, 3 pulls. Dur, dur!!!
Nous avons fait un essai de caisson (pour se rassurer ).
Lever 6h30, petit déj copieux comme d'habitude vers 7h ; les toilettes sont limites ...Départ 8h : le chemin est large au départ , ensuite, il y a des rochers, des montées parfois raides; les maux de tête sont toujours présents, je suis "dérangée de l'intestin"!!! La totale quoi!!!je prends paracétamol, profénid, je fais des gros mélanges!!!
Il y a beaucoup de soleil (crème solaire); en dessous il y a une mer de nuages; la végétation devient de plus en plus rare et on a devant nous en permanence le Kili, hauteur impressionnante.
Et , là, à l'arrêt pour le repas de midi, gros coup au moral: la migraine, l'intestin, la hauteur de la montagne et je me suis dit:"mais qu'est ce que je fais ici!!!".
Allez courage! La montée a duré de 8 h à 15 h , 1300 m de dénivelé.
Nous sommes arrivés vers 15 h au camp; j'étais bien mal en point. Je n'avais pas faim du tout, juste une soupe et du thé.
Je me suis sentie très surveillée par le groupe, mon visage était plutôt marqué par la migraine et le guide me demandait toujours : " ça va mama"?
Quand les porteurs nous croisaient ; ils me disaient "jumbo mama"( bonjour mama); le surnom de "mama" m'a suivi tout au long du voyage; c'est bizarre mais ça ne m'a pas gêné et pourtant tout ce qui touche à l'âge me dérange beaucoup mais c'était dit avec beaucoup de gentillesse , d'admiration parfois,et de respect alors...
Au lit à 19h dans un triste état!!!j'avais la grosse migraine que je connais bien et je sais qu'elle est longue à passer ; j'avais aussi très froid: dans le duvet , pantalon, bonnet, collant, 3 pulls. Dur, dur!!!
Nous avons fait un essai de caisson (pour se rassurer ).
vendredi 7 janvier 2011
Lundi
Nous sommes sept personnes dans le groupe: Françoise, Sophie, Jean Louis, Philippe, Jérôme, Jacques et moi.
Lundi:
Je me suis réveillée à 4 h du matin, du temps pour ...réfléchir, les idées arrivent en foule; petit déjeuner copieux: oeufs, saucisses et... ciel bleu, vue sur le Kili; tout est lent , même le départ en bus sur le coup de 11H; tenue " de froid" bien sûr; on passe le frontière du Kénya (tampon) puis celle de la Tanzanie (retampon et quelques dollars). On traverse quelques villages , beaucoup d'enfants très souriants et on arrive au départ de la marche: rencontre avec le guide , les porteurs, le cuisinier ... 20 personnes en tout. Départ du treck dans la forêt, végétation importante, quelques cultures de maïs,on marche "polépolé". Nous sommes partis de 1950 m , nous montons doucement , je suis la plus âgée, il va falloir tenir le rythme!!!Pique nique à midi, nous arrivons au camp vers 14h, 2600m altitude; le ciel est couvert et les tentes sont montées; certains repartent pour une petite ballade vers le camp du lendemain.
A chaque passage dans un camp, on doit signer un livre pour attester de notre passage.Repas à 18h sous une grande tente avec soupe, frites poissons, fruits et thé. Nous discutons avec le guide du fameux caisson. Il en a un , il faut 4 personnes pour le porter et en 4 ans , il n'a jamais servi. ; 19h30, dodo, moment de solitude bien reposant. Il y a une bonne ambiance dans le groupe, tout le monde cherche la détente , souvent des blagues grivoises mais bon...
Il y a un monde fou dans ce camp: des tentes partout, toutes nationalités, toutes langues et du ...bruit.
Demain , ce sera levée 6h30 , départ 8h, 7 h de marche et 1300m de dénivelé. En attendant lecture et dodo.
Lundi:
| Cabane de départ: derniers tampons |
A chaque passage dans un camp, on doit signer un livre pour attester de notre passage.Repas à 18h sous une grande tente avec soupe, frites poissons, fruits et thé. Nous discutons avec le guide du fameux caisson. Il en a un , il faut 4 personnes pour le porter et en 4 ans , il n'a jamais servi. ; 19h30, dodo, moment de solitude bien reposant. Il y a une bonne ambiance dans le groupe, tout le monde cherche la détente , souvent des blagues grivoises mais bon...
Il y a un monde fou dans ce camp: des tentes partout, toutes nationalités, toutes langues et du ...bruit.
Demain , ce sera levée 6h30 , départ 8h, 7 h de marche et 1300m de dénivelé. En attendant lecture et dodo.
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